A se demander de quel côté se trouvait le régulateur de la finance américaine. Du côté de la loi et des épargnants, ou de celui des sociétés qu'il est censé contrôler? C'est la question que l'on ne peut pas éviter de se poser à la lecture du quotidien "International Herald Tribune" du 2 février 2009.
En 2002, date des premières mises en garde de David Einhorn, la directrice financière de Allied Capital était ainsi Joan Sweeney, une ancienne de la SEC...Le nouvel inspecteur général de la SEC, David Kotz, vient d'ailleurs d'indiquer qu'il ouvrait une enquête sur l'affaire Allied et sur les tracasseries dont Einhorn a été l'objet de la part de la SEC.
En attendant, les petits épargnants, nombreux à investir chez Allied - les rendements étaient juteux - se retrouvent sans le sou. On vous le dit, une affaire Madoff en réduction.
Et en plus, on se pose la question de savoir si le contribuable n'a pas été lésé. La Small Business Administration a dû en effet intervenir dans le passé à propos de drôles de crédits qui avaient été consentis par Allied à des emprunteurs manifestement incapables de rembourser.