C'est donc mercredi 14 janvier qu'une foule pacifique de 2000 manifestants, étudiants, agriculteurs et écolos, s'est massée devant le Parlement, aux cris de "démission" et de "mafia". Des boules de neige et des bouteilles ont été lancées en direction du bâtiment.
Un peu plus tard, des fans de football, rappelons-nous que plusieurs présidents successifs d'une équipe ont été assassinés, ainsi que des militants d'extrême-droite ont réagi à une charge de la police de manière beaucoup plus violente: voitures incendiées, jets de barres de fer et de pavés, saccage de magasins. La police a procédé à 154 arrestations et saisi des grenades de fabrication artisanale, des chaînes et d'autres armes improvisées.
Les organisateurs dénonçaient la misère et la corruption, ainsi que la décision de Moscou, pourtant allié traditionnel de la Bulgarie depuis la fin du XIXe siècle, de couper l'approvisionnement en gaz dans le cadre de son différend avec l'Ukraine.
Rappelons aussi que l'Union européenne a annulé le versement d'une partie des subventions prévues pour le pays en raison de l'incapacité du gouvernement "socialiste" (mais les étiquettes ne veulent pas dire grand-chose dans certains anciens pays communistes) à lutter contre la mafia.
(source: le quotidien "International Herald Tribune" du 15/1/09)

Les Lettons manifestent aussi, "comme les Grecs et les Français"! Le même numéro du quotidien américain de Paris donne des précisions sur une manifestation qui a eu lieu mardi 13 à Riga, capitale de la Lettonie, contre la politique du gouvernement. Dix mille Lettons réunis pacifiquement place du Dome, mais l'"après-manif" a été beaucoup plus violente. Quelques centaines de contestataires ont lancé des boules de neige et des pavés contre des immeubles du gouvernement, et même, selon le ministère de l'Intérieur, des cocktails Molotov. A vérifier.
Les manifestants onr reçu l'appui du président de la République, Valdis Zatlers, pourtant jusqu'à présent partisan du gouvernement. "Je condamne les violences, mais il faut se demander pourquoi les Lettons manifestent", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il fallait une réforme politique et un plan de relance. Il menace de provoquer un référendum pour faire dissoudre le Parlement.
De son côté, un ténor de l'opposition, Krisjanis Karins, s'est demandé dans quelle mesure les violences n'étaient pas le résultat de provocations, et constaté que les jeunes, à la différence de leurs aînés, plus pacifiques, pensent qu'il faut manifester "comme les Grecs et les Français" pour obtenir satisfaction. Ces événements, selon lui, marquent un "tournant" dans le comportement de la société lettone".