Les petits épargnants seront-ils parmi les premières victimes de la crise du système financier?
Récapitulons:
1) En 1999-2000, la plupart des banques et des assurances donnent pour consigne à leurs "conseillers financiers" d'orienter les clients vers des produits investis en Bourse. De préférence en camouflant la nature spéculative, donc dangereuse, de ces placements. Qui pouvait savoir par exemple que des assurances-vie "en unités de compte" étaient en réalité investies en Bourse? D'autant plus que les vendeurs de placements, rémunérés à la commission et harcelés plusieurs fois PAR JOUR par leurs supérieurs, leur étaient présentés comme des "CONSEILLERS". L'épargnant pouvait légitimement penser que ces "conseillers " allaient les "conseiller" dans leur intérêt. Tromperie morale.

D'OU NOTRE SLOGAN: DANS UNE BANQUE, IL N'Y A PAS DE "CONSEILLERS", IL N'Y A QUE DES VENDEURS PAYES POUR VENDRE. NON POUR "CONSEILLER".
Des centaines de milliers de petits épargnants, QUI N'ETAIENT PAS DES SPECULATEURS, ont perdu une grosse partie de leurs économies d'une vie de travail, à cause des établissements financiers, à cause aussi de la DRAMATIQUE CARENCE DE L'ETAT, qui n'a rien fait pour les mettre en garde et pour les protéger. Pourtant, perdre 10 ou 20 ans d'économies, c'est plus grave que de se faire voler son sac à main ou son porte-monnaie.
En mars 2007, Nicolas Sarkozy, alerté par SOS PETITS PORTEURS, a promis de faire examiner le sort de ces victimes innocentes. Mais, lorsque nous avons été reçus à Bercy, après l'élection, on nous a "conseillé" de nous adresser à l'AMF!
Cette même AMF qui a ensuite été INCAPABLE de protéger les victimes des "subprimes" et de Madoff.

2) Car la faillite de l'AMF est particulièrement éclatante dans les nouveaux scandales qui ont éclaté depuis l'été 2007. Quand on pense qu'elle n'a même pas accepté de donner à SOS PETITS PORTEURS et aux Français la liste des placements financiers contaminés par le "virus Madoff"!
Inefficace quand il s'agit de prémunir les épargnants contre les risques financiers cachés, mais qu'elle a pour mission de traquer et de débusquer, elle n'a même pas la décence de jouer la transparence quand le scandale explose. D'où notre question: A QUOI SERT L'AMF?
Nicolas Sarkozy, nous le rappelons, a promis que "pas un seul déposant ne perdrait un seul euro". Mais une banque comme Natixis peut tranquillement déclarer dans un communiqué publié le 22 décembre, mais promptement effacé dès que nous l'avons dénoncé: CE N'EST PAS LA BANQUE QUI A PERDU DE L'ARGENT DANS L'AFFAIRE MADOFF. CE SONT SES CLIENTS! Alors, qui dit vrai, le Président de la République, ou les banquiers?

3) L'Etat verse des MILLIARDS aux banques. Sans prendre d'ailleurs les mêmes garanties que d'autres gouvernement pour s'assurer que l'argent des contribuables servira effectivement à relancer l'économie, financer les prêts des accédants à la propriété et sauver les PME de la faillite.
Mais rien pour les épargnants. Au contraire, l'Etat s'attaque ces jours-ci au seul placement sûr et rémunérateur dont disposent les Français pour protéger leurs économies et préparer leur retraite; le Livret A. Une véritable "dégringolade"! On parle de passer de 4% à...2%!
Un sale coup pour les petits épargnants. Une sacrée aubaine pour les banques, qui ont vu leurs clients de réfugier sur le Livret A, et qui espèrent bien que ceux-ci reviendront dare-dare vers leurs assurances-vie, ces fameux placements qui leur rapportent tant.


Alors oui, la question se pose: POURQUOI LE GOUVERNEMENT EST-IL TELLEMENT PLUS RIGOUREUX ET IMPITOYABLE AVEC LES EPARGNANTS QU'AVEC LES BANQUIERS?