"Plus d'un demi-million de gardes à vue", titre le "Canard Enchaîné" du 10 décembre, qui sous-titre: "Flics et gendarmes mettent au trou pour un oui ou pour un non. Sanction sans jugement? Indice d'efficacité des services? Les gardes à vue servent à tout, sous l'oeil indifférent des procureurs, qui ne contrôlent rien..."

En cinq ans, le nombre "GAV", gardes à vue, a augmenté de 54%. Il y a cinq ans, précisément, le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, écrivait dans une "instruction" le 11 mars 2003: ..."trop souvent, les conditions dans lesquelles se déroulent les gardes à vue sont insatisfaisantes, en termes de respect de la dignité des personnes. Cette situation n'est pas à l'honneur de notre pays. ELLE N'EST PAS ADMISSIBLE DANS LA PATRIE DES DROITS DE L'HOMME".
La situation ne s'est pas améliorée. Bien au contraire. Il faudrait dire à l'ancien ministre de l'Intérieur devenu Président.
Le "Canard" cite plusieurs exemples, que nous détaillerons plus tard. Un petit aperçu: ce Monsieur à particule qui s'est retrouvé en "GAV" après avoir traversé "quand le petit bonhomme était au rouge". Une fois rentré chez lui, la police vient le cueillir. Il n'avait peut-être pas été assez respectueux aves la policière. Le gardé à vue est coffré, "menotté, emmené en pyjama, enfermé dans une cellule qui sent l'urine". Il poursuit: "je comprends vite pourquoi. Par deux fois, on me refuse l'accès aux toilettes et JE DOIS ME SOULAGER DANS UN COIN"! Question: nous, les hommes, faut-il que nous nous promenions en permanence avec un urinal du genre "pistolet" pour le cas où nous serions mis en garde à vue?
Il faudrait aussi traduire cette question dans toutes les langues, pour que les touristes étrangers sachent ce qu'ils doivent emporter dans leurs bagages de soute. On va y réfléchir.